MON HISTOIRE

Valérian, créateur du blog Le Val Heureux
Coucou, c’est moi : Val 🙂

Introduction

Si levalheureux existe aujourd’hui, ce n’est pas un hasard.
Derrière ce nom, il y a une histoire, un parcours, et surtout une transformation.

Rien ne me prédestinait aux sports d’endurance, encore moins à faire de l’effort une pièce centrale de ma vie. Et pourtant, étape après étape, défi après défi, quelque chose s’est construit. Un équilibre. Une direction. Une manière d’avancer.

Et si tu veux comprendre ce que signifie vraiment levalheureux et pourquoi le sport occupe aujourd’hui une place aussi importante dans ma vie, alors il faut revenir un peu en arrière.

Chapitre 1 : Un rapport au sport qui ne va pas de soi

Je ne viens pas d’une famille de sportifs. Au contraire. Pour eux, le sport était souvent vu comme quelque chose de dangereux, mauvais pour le corps, pour les articulations. Je n’ai pas grandi avec cette culture de l’effort ou du mouvement.

Ce n’est qu’à l’âge de 25 ans que je me suis mis au sport, de façon irrégulière, sans réel objectif. Mais suffisamment pour ressentir un manque quand j’arrêtais trop longtemps. Quelque chose commençait à se passer, sans que je mette encore des mots dessus.

Jusqu’à mes 27 ans, ma vie était surtout rythmée par le travail la semaine et l’attente du week-end pour faire la fête. Beaucoup d’alcool, parfois d’autres substances, et cette illusion d’être heureux sur le moment. En réalité, je faisais du sur-place. Une routine confortable mais vide de sens.

Puis il y a eu le Covid. Comme beaucoup, ça a été un moment de prise de conscience. J’ai compris que ce n’était pas ça, la Vie, en tout cas pas celle que j’avais envie de mener au fond de moi. J’ai ressenti un besoin profond de liberté, d’alignement, et l’envie d’être heureux sans dépendre de substances ou d’échappatoires artificielles.

Chapitre 2 : Changer de vie, sans encore savoir où aller

C’est à cette période que j’ai rencontré ma femme, Ninou. Elle a joué un rôle déterminant. Elle m’a aidé à sortir de ce quotidien qui ne me convenait plus et à faire des choix courageux. Grâce à elle, j’ai quitté un travail où je passais huit heures par jour assis derrière un écran, dans un ennui profond difficile à décrire.

Je me suis retrouvé au chômage, libéré mais perdu, sans savoir ce que je voulais faire.

C’est presque par hasard que tout a commencé. J’ai acheté un vieux vélo pour 40 euros, avec l’idée de réparer la fourche qui avait subi un choc. En cherchant comment faire, j’ai commencé à démonter, comprendre, apprendre. C’est notamment grâce aux vidéos de la chaîne YouTube The Vintage Bike Factory que j’ai énormément appris. Une vraie mine d’informations, simple, accessible et de grande qualité. Merci Fred !

Chapitre 3 : La mécanique comme point d’entrée

Ce premier vélo a été entièrement restauré sur plusieurs mois. Puis un projet plus ambitieux est arrivé. Un vrai vélo de course Peugeot du début des années 80, un PSV10L avec tubes en acier Super Vitus et vitesses au cadre. Je n’avais que le cadre. J’ai dû retrouver chaque pièce d’origine, passer des heures sur Leboncoin, Ebay, et surtout lire des centaines de discussions sur des forums spécialisés.

Au bout de six mois, j’étais devenu quasiment expert en restauration de vélos vintage. Cette passion m’a même permis de trouver un emploi comme mécanicien cycle. Une immense fierté.

À ce moment-là pourtant, je ne roulais encore que très peu. Quelques sorties de 20 ou 30 kilomètres, sans réelle ambition sportive.

Chapitre 4 : Le jour où tout a basculé

Un samedi matin de juin, à 9 heures, une idée m’est venue. Et si je faisais le tour du lac Léman. 180 kilomètres. Une distance que j’avais toujours considérée comme impossible. Mais quelques années plus tôt, la mère d’un ami l’avait fait avec une copine. Je me suis dit que si elles avaient pu le faire, alors moi aussi.

Ce jour-là a été une révélation. J’ai adoré cette sensation de liberté, ce goût de l’effort. C’était très dur physiquement et mentalement. Ma selle était 10 centimètres trop basse, je ne connaissais rien à la nutrition pendant l’effort, et j’ai connu ma première hypoglycémie au bout de 100 kilomètres.

Mais malgré tout, quelque chose s’est ancré profondément. Depuis ce jour, je n’ai plus arrêté de rouler.

Chapitre 5 : Apprendre à progresser, sans se comparer

Ce jour-là a aussi été une révélation plus large sur le sport et le dépassement de soi. Sortir de sa zone de confort. Ne pas se fixer de limites arbitraires. Se fixer des objectifs, sans se comparer aux meilleurs, mais uniquement à soi-même.

Quand on commence dans un sport, c’est normal d’être nul. Mais ce sentiment peut devenir un moteur. Avec du travail, de la régularité et de la discipline, on peut atteindre des objectifs qu’on n’aurait jamais imaginés possibles.

Quand l’effort est dur, je me répète souvent cette phrase. « Keep pushing : ça fait mal, mais ça fait du bien! »
Sur le moment, on se dit plus jamais. Et quelques heures plus tard, on a déjà envie que ça recommence. C’est la magie de l’effort physique.

Chapitre 6 : Des objectifs, année après année

En 2023, mon objectif était de me mettre sérieusement au vélo de route et d’améliorer ma condition physique. J’ai participé à l’Étape du Tour entre Nice et le col de la Couillole, 138 kilomètres et 4600 mètres de dénivelé positif. Une épreuve que je n’aurais jamais imaginé pouvoir terminer, et pourtant rendue possible par l’entraînement.

En 2024, après trois mois de préparation, je me suis lancé dans le GR20 en mode trail. Le GR le plus difficile d’Europe, traversant la Corse du nord-ouest au sud-est. Il y avait encore de la neige, des moments de galère, des peurs très intenses car je me suis rendu compte que j’ai peur du vide. Avec mon acolyte Khalil, nous avons réussi à le boucler en quatre jours et demi. Un défi extrêmement exigeant, autant physiquement que mentalement. Si tu veux découvrir cette aventure plus en détail, j’ai consacré un article complet sur mon GR20.

En 2025, je me suis lancé le défi de faire un Ironman. Avec seulement 8 mois de préparation alors que je ne savais pas nager, j’ai concilié travail à temps plein et entraînements exigeants, rendu possible grâce au soutien de ma femme et à l’accompagnement de mon coach Chris. J’ai bouclé la course en 9h55, passant sous la barre des 10 heures, chose que je pensais impossible. Une grande fierté à nouveau. Si tu veux en savoir plus, j’explique toute ma prépa et ma course en détails ici.

Mais au-delà de l’entraînement et de la discipline, j’ai appris une chose essentielle. Ces aventures se vivent rarement seul. Être bien accompagné change tout. Dans les moments de doute, de fatigue ou de découragement, le soutien des bonnes personnes fait la différence. J’ai la chance d’avoir ma femme, mon pilier au quotidien, et Khalil, mon meilleur pote et partenaire d’aventures. Sans eux, beaucoup de ces défis seraient restés de simples idées.

Conclusion : Pourquoi levalheureux ?

Le sport m’apporte un équilibre essentiel. Il m’apprend la patience, la rigueur et l’humilité. Il me permet de me sentir vivant, aligné et heureux.

C’est de là que vient le nom levalheureux.
Le Val Heureux, parce que le sport et ces aventures me rendent profondément heureux.
Mais aussi le valeureux, dans le sens de quelqu’un qui ose l’effort, qui accepte la difficulté, et qui avance avec courage et persévérance.

Si ce blog peut t’aider à progresser, à mieux comprendre ta pratique ou simplement à te donner envie de te lancer, alors il a parfaitement rempli son rôle.

Bienvenue sur levalheureux.ch

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